Projet de mémoire CAPA-SH option E : exemple n°1

Publié le par CapaSH


Projet de mémoire

CAPA-SH option E
année 2005-2006

Mise en acte

 

Problématique

Mon expérience en maternelle et en temps que ZIL m’a permis de constater que souvent les enfants en difficulté semblaient se dégager de leur rôle d’élève, qu’ils en étaient pour beaucoup désinvestis.

Lors du stage de novembre, j’ai pu vérifier ce fait et même observer que plus on montait dans les niveaux de classe, plus le désinvestissement grandissait face aux disciplines elles-même de plus en plus problématiques pour l’élève. En fin de cycle III, on se retrouve face à des élèves qui ont abandonné l’espoir ou l’envie d’apprendre même si souvent ils ont adopté une attitude « scolaire » qui tente de masquer les difficultés. En effet, ils connaissent la norme scolaire comme ils connaissent pour la plupart toutes les règles disciplinaires apprises et répétées maintes fois sans pouvoir pour autant les mettre en pratique.  

La difficulté du maître E va être de rendre les enfants qu’il prendra en regroupement d’adaptation acteurs de leurs apprentissages. Les motiver, leur redonner le désir d’apprendre et leur permettre de faire un lien entre l’écolier qu’ils savent être et l’élève qu’ils n’arrivent pas à être.

Avant le 1er stage en situation, le plus difficile à mes yeux était de trouver une activité qui permette cette mise en acte de l’élève et qui permettrait en même temps de faire du lien avec les acquis disciplinaires.

Thématique

Il m’a semblé important voire nécessaire d’impliquer les enfants en aval d’un éventuel projet de groupe pour le prochain stage de janvier. J’ai donc demandé à chaque groupe du cycle III pris pour des difficultés en langue écrite ce qu’ils aimeraient « créer » lorsqu’on se retrouverait : un jeu, un conte, un album ou une pièce de théâtre ? La réponse a été unanime dans tous les groupes : une pièce de théâtre.

Hypothèses

Est ce que l’activité théâtrale qui semble dans ce cas une activité évidente sera adaptée à la possibilité de cette mise en acte de l’élève ? Elle devra à la fois permettre les échanges entre les élèves, l’investissement individuel et de faire du lien entre ce qu’il se passe en regroupement d’adaptation et la classe et entre les diverses connaissances et compétences que l’élève n’arrive pas à mettre en pratique.  

Au premier abord, il semble que la motivation est déjà présente dans l’imagination des enfants concernés par le projet, dans leur représentation de l’activité. Sera-t-elle assez solide pour surmonter les difficultés d’une mise en texte et d’une mise en scène ? Cette motivation pourra-t-elle perdurer au delà du projet ?

Mon groupe témoin sera un groupe de CM2 dont les élèves m’ont été signalés pour leurs difficultés à rédiger, à construire des textes selon un style imposé. Après les avoir évalués, j’ai pu constater qu’ils avaient tous un problème avec la logique du récit (connecteurs logiques et temporels, syntaxe,…) Ils ont pour la plupart des difficultés de prise d’indices orthographiques ou grammaticales pour comprendre ou reconstruire un texte écrit et/car ils ne savent pas réinvestir les règles qu’ils ont pourtant apprises par cœur.

Démarches

Travailler à la manière de Queneau dans ses « Exercices de style » me semble être une piste intéressante.

Il faudra donc commencer par la création de la trame d’une histoire courte. Un travail sur une série d’homonymes par exemple pourrait aboutir directement sur une création poétique (rimes faciles offertes par la consonance des homonymes).

Il faudra donc commencer par la création de la trame d’une histoire courte. Un travail sur une série d’homonymes par exemple pourrait aboutir directement sur une création poétique (rimes faciles offertes par la consonance des homonymes).

A partir de cette trame, travailler sur les manières de raconter cette histoire d’abord à l’oral (comme une nouvelle au journal télévisé, comme un événement que l’on raconte à quelqu’un,… ) en allant vers la nécessité de prendre des notes pour se souvenir du texte la fois suivante, puis à l’écrit (comme un conte, comme une recette,… ) Chaque enfant choisira une manière de dire le texte pour jouer une petite saynète devant les deux classes de CM2.  Chaque enfant choisira une manière de dire le texte pour jouer une petite saynète devant les deux classes de CM2.  

En parallèle à la création de texte, je proposerai à chaque séance des jeux de mise en scène (détournement d’un objet, mime, jeux sonores,…).


Myriam, stagiaire CAPA-SH option E

 

 

 

 

 


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